Il linguaggio in breve

Per realizzare questo schema siamo partite dall’idea di linguaggio per poi esplorarne in grandi linee alcune delle sue caratteristiche fondamentali. Ci siamo soffermate sugli aspetti comuni ai vari linguaggi, come la presenza di segni, e sulla natura dell’espressione.WhatsApp Image 2018-04-11 at 16.56.32.jpeg

Realizzato da: Martino Elena, Rumbo Claudia, Stella Giulia.

La natura del linguaggio

Riportiamo su questo blog cosa accomuna i vari tipi di linguaggi e la loro modalità di sviluppo.

 

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Marica Magnante
Jessica Alfei
Simona Barbera
Stefania Buttiglieri
Simona Accurso
Martina Minna

Langues e Parole all’interno del “Cours de linguistique générale” (Marzia Fiorentini e Serena Colucci).

langueandparole1LANGUES:

  • mais il a compris que les relations entre langues parentes pouvaient devenir la matière d’une science autonome. Éclairer une langue par une autre, expliquer les formes de l’une par les formes de l’autre, voilà ce qui n’avait pas encore été fait.
  • Ce n’est que vers 1870 qu’on en vint à se demander quelles sont les conditions de la vie des langues. On s’aperçut alors que les correspondances qui les unissent ne sont qu’un des aspects du phénomène linguistique, que la comparaison n’est qu’un moyen, une méthode pour reconstituer les faits. La linguistique proprement dite, qui fit à la comparaison la place qui lui revient exactement, naquit de l’étude des langues romanes et des langueset des langues germaniques.
  • Grâce à eux, on ne vit plus dans la langue un organisme qui se développe par lui-même, mais un produit de l’esprit collectif des groupes linguistiques. Du même coup on comprit combien étaient erronées et insuffisantes les idées de la philologie et de la grammaire comparée.
  • La tâche de la linguistique sera : a) de faire la description et l’histoire de toutes les langues qu’elle pourra atteindre, ce qui revient à faire l’histoire des familles de langues et à reconstituer dans la mesure du possible les langues mères de chaque famille ; b) de chercher les forces qui sont en jeu d’une manière permanente et universelle dans toutes les langues, et de dégager les lois générales auxquelles on peut ramener tous les phénomènes particuliers de l’histoire ; c) de se délimiter et de se définir elle-même.
  • Mais qu’est-ce que la langue ? Pour nous elle ne se confond pas avec le langage ; elle n’en est qu’une partie déterminée, essentielle, il est vrai. C’est à la fois un produit social de la faculté du langage et un ensemble de conventions nécessaires, adoptées par le corps social pour permettre l’exercice de cette faculté chez les individus. Pris dans son tout, le langage est multiforme et hétéroclite ; à cheval sur plusieurs domaines, à la fois physique, physiologique et psychique, il appartient encore au domaine individuel et au domaine social ; il ne se laisse classer dans aucune catégorie des faits humains, parce qu’on ne sait comment dégager son unité. La langue, au contraire, est un tout en soi et un principe de classification. Dès que nous lui donnons la première place parmi les faits de langage, nous introduisons un ordre naturel dans un ensemble, qui ne se prête à aucune autre classification. A ce principe de classification on pourrait objecter que l’exercice du langage repose sur une faculté que nous tenons de la nature, tandis que la langue est une chose acquise et conventionnelle, qui devrait être subordonnée à l’instinct naturel au lieu d’avoir le pas sur lui.
  • la langue est une convention, et la nature du signe dont on est convenu est indifférente. La question de l’appareil vocal est donc secondaire dans le problème du langage. Une certaine définition de ce qu’on appelle langage articulé pourrait confirmer cette idée. En latin articulus signifie « membre, partie, subdivision dans une suite de choses » ; en matière de langage, l’articulation peut dé- signer ou bien la subdivision de la chaîne parlée en syllabes, ou bien la subdivision de la chaîne des significations en unités significatives ; c’est dans ce sens qu’on dit en allemand gegliederte Sprache. En s’attachant à cette seconde définition, on pourrait dire que ce n’est pas le langage parlé qui est naturel à l’homme, mais la faculté de constituer une langue, c’est-à-dire un système de signes distincts correspondant à des idées distinctes.
  • Quand nous entendons parler une langue que nous ignorons, nous percevons bien les sons, mais, par notre incompréhension, nous restons en dehors du fait social.
  • La langue n’est pas moins que la parole un objet de nature concrète, et c’est un grand avantage pour l’étude. Les signes linguistiques, pour être essentiellement psychiques, ne sont pas des abstractions ; les associations ratifiées par le consentement collectif, et dont l’ensemble constitue la langue, sont des réalités qui ont leur siège dans le cerveau. En outre, les signes de la langue sont pour ainsi dire tangibles.

 

PAROLE:

  • En séparant la langue de la parole, on sépare du même coup : 1° ce qui est social de ce qui est individuel ; 2° ce qui est essentiel de ce qui est accessoire et plus ou moins accidentel. La langue n’est pas une fonction du sujet parlant, elle est le produit que l’individu enregistre passivement ; elle ne suppose jamais de préméditation, et la réflexion n’y intervient que pour l’activité de classement dont il sera question. La parole est au contraire un acte individuel de volonté et d’intelligence, dans lequel il convient de distinguer : 1° les combinaisons par lesquelles le sujet parlant utilise le code de la langue en vue d’exprimer sa pensée personnelle ; 2° le mécanisme psycho-physique qui lui permet d’extérioriser ces combinaisons.
  • Ainsi s’explique que certaines disciplines soient à peine effleurées, la sémantique par exemple. Nous n’avons pas l’impression que ces lacunes nuisent à l’architecture générale. L’absence d’une « linguistique de la parole » est plus sensible. Promise aux auditeurs du troisième cours, cette étude aurait eu sans doute une place d’honneur dans les suivants; on sait trop pourquoi cette promesse n’a pu être tenue.
  • Pour trouver dans l’ensemble du langage la sphère qui correspond à la langue, il faut se placer devant l’acte individuel qui permet de reconstituer le circuit de la parole. (COME DISCORSO).
  • La partie psychique n’est pas non plus tout entière en jeu : le côté exé- cutif reste hors de cause, car l’exécution n’est jamais faite par la masse ; elle est toujours individuelle, et. l’individu en est toujours le maître ; nous l’appellerons la parole.
  • C’est un trésor déposé par la pratique de la parole dans les sujets appartenant à une même communauté, un système grammatical existant virtuellement dans chaque cerveau, ou plus exactement dans les cerveaux d’un ensemble d’individus ; car la langue n’est complète dans aucun, elle n’existe parfaitement que dans la masse.
  • Et ce que nous disons de la phonation sera vrai de toutes les autres parties de la parole. (COME DISCORSO).
  • Il n’y a donc rien de collectif dans la parole ; les manifestations en sont individuelles et momentanées.
  • Récapitulons les étapes de notre démonstration, en nous reportant aux principes établis dans l’introduction. 1° Évitant de stériles définitions de mots, nous avons d’abord distingué, au sein du phénomène total que représente le langage, deux facteurs : la langue et la parole. La langue est pour nous le langage moins la parole. Elle est l’ensemble des habitudes linguistiques qui permettent à un sujet de comprendre et de se faire comprendre. 2° Mais cette définition laisse encore la langue en dehors de sa réalité sociale ; elle en fait une chose irréelle, puisqu’elle ne comprend qu’un des aspects de la réalité, l’aspect individuel ; il faut une masse parlante pour qu’il y ait une langue.

 

Precisazioni e rivisitazioni sulla ” lingua” e sulla “parola”

Il capitolo sul “Valore linguistico” del Cours de linguistique générale presenta delle precisazioni e delle rivisitazioni rispetto ad alcune cose dette in precedenza.

“Possiamo rappresentarci la lingua come una serie di suddivisioni contigue proiettate, nel medesimo tempo, sia sul piano indefinito delle idee confuse (A) sia su quello non meno indeterminato dei suoni (B); è quello che si può raffigurare molto approssimativamente con lo schema seguente: (p.136).

“Il ruolo caratteristico della lingua […] è di servire da intermediario tra pensiero e suono, in condizioni tali che la loro unione sbocchi necessariamente in delimitazioni reciproche di unità” (p.136).

“Si potrebbe chiamare lingua il regno delle articolazioni […]: ogni termine linguistico è un membretto, un articulus in cui un’idea si fissa in un suono ed un suono diviene il segno dell’idea. La lingua è ancora paragonabile a un foglio di carta: il pensiero è il recto ed il suono il verso” (p.137); non si può ritagliare l’uno senza l’altro, così come nella lingua non si potrebbe isolare né il suono dal pensiero né il pensiero dal suono. La linguistica lavora dunque sul terreno limitrofo in cui gli elementi dei due ordini si combinano: questa combinazione produce una forma e non una sostanza” (p.137).

“L’arbitrarietà del segno ci fa capire meglio perché soltanto il fatto sociale può creare un sistema linguistico. La collettività è necessaria per stabilire valori la cui unica ragione d’essere è nell’uso e nel consenso generale; l’individuo da solo è incapace di fissarne alcuno (p.137).

Saussure rivede la definizione di segno sottolineando l’assoluta importanza del contesto linguistico. “L’idea di valore mostra che è una grande illusione considerare un termine soltanto come l’unione d’un certo suono con un certo concetto. Definirlo così, sarebbe isolarlo dal sistema di cui fa parte; sarebbe credere che si possa cominciare con i termini e costruire il sistema facendone la somma, mentre, al contrario, è dalla totalità solidale che occorre partire per ottenere, mercé l’analisi, gli elementi che contiene” (p.138).

Sebbene parlando dell’unità linguistica lo studioso avesse specificato che questa e la “parola” non fossero coincidenti, qui dice: “Non potendo percepire direttamente le unità concrete o unità della lingua, operiamo sulle parole. Queste, pur non rispondendo esattamente alla definizione di unità linguistica, ne danno quanto meno un’idea approssimativa che ha il vantaggio di essere concreta; noi le assumeremo dunque come esempi equivalenti dei termini reali di un sistema sincronico, ed i principi enucleati a proposito delle parole saranno valevoli per le entità in generale” (p. 138).

Anche per la parola e la lingua (prima definita sistema omogeneo di segni in cui essenziale è soltanto l’unione del senso e dell’immagine acustica) viene ribadita la funzione fondamentale del contesto e dell’opposizione.

“Una parola può essere scambiata con qualche cosa di diverso: un’idea; inoltre può venire confrontata con qualche cosa di egual misura: un’altra parola. Il suo valore non è dunque fissato fintanto che ci si limita a constatare che può esser “scambiata” con questo o quel concetto, vale a dire che ha questa o quella significazione; occorre ancora confrontarla con i valori similari, con le altre parole che le sono opponibili. Il suo contenuto non è veramente determinato che dal concorso di ciò che esiste al di fuori. Facendo parte di un sistema, una parola è rivestita non soltanto di una significazione, ma anche e soprattutto d’un valore, che è tutt’altra cosa” (p.140).

“Quando io affermo semplicemente che una parola significa qualche cosa, quando io attengo all’associazione dell’immagine acustica al concetto, faccio un’operazione che può in una certa misura essere esatta e dare un’idea della realtà; ma in nessun caso io esprimo il fatto linguistico nella sua essenza e nella sua ampiezza” (p.142).

”Se la parte concettuale del valore è costituita unicamente da rapporti e differenze con gli altri termini della lingua, si può dire altrettanto della sua parte materiale. Ciò che importa nella parola non è il suono in se stesso, ma le differenze foniche che permettono di distinguere questa parola da tutte le altre, perché tali differenze portano la significazione” (p.142).

“Nella lingua non vi sono se non differenze. Di più: una differenza suppone in generale dei termini positivi tra i quali essa si stabilisce; ma nella lingua non vi sono che differenze senza termini positivi. Si prenda il significante o il significato, la lingua non comporta né delle idee né delle differenze concettuali che preesistono al sistema linguistico, ma soltanto delle differenze concettuali e delle differenze foniche uscite da questo sistema. Ciò che vi è di idea o di materia fonica in un segno importa meno di ciò che vi è intorno ad esso negli altri segni. La prova è che il valore d’un termine può essere modificato senza che si tocchi né il suo senso né i suoi suoni, ma soltanto dal fatto che questo o quel termine vicino abbia subito una modifica. Ma dire che tutto è negativo nella lingua, è vero soltanto del significato e del significante presi separatamente: dal momento in cui si considera il segno nella sua totalità, ci si trova in presenza di una cosa positiva nel suo ordine. Un sistema linguistico è una serie di differenze di suoni combinate con una serie di differenze di idee; ma questo mettere di faccia un certo numero di segni acustici con altrettante sezioni fatte nella massa del pensiero genera un sistema di valori; ed è questo sistema che costituisce il legame effettivo tra gli elementi fonici e psichici all’interno di ciascun segno” (pp.145-146).

“Nella lingua, come in ogni sistema semiologico, ciò che distingue un segno, ecco tutto ciò che lo costituisce. La differenza fa il carattere, così come fa il valore e l’unità. […] La lingua è una forma e non una sostanza. Non ci si compenetrerà mai abbastanza di questa verità, perché tutti gli errori della nostra terminologia, tutti i modi scorretti di designare le cose della lingua provengono dalla supposizione involontaria che vi sia una sostanza nel fenomeno linguistico” (p.148).

Concetta

La parola nel “Cours de linguistique générale” di F. de Saussure

Cap. 1. Natura del segno linguistico

Segno, significato e significante

Dopo l’introduzione dedicata alle riflessioni sulla linguistica, sul suo oggetto di studio e su vari argomenti connessi, Saussure si sofferma sulla natura del segno linguistico. Per prima cosa, smentisce la credenza secondo la quale la lingua sia una nomenclatura, ovvero una lista di termini corrispondenti a delle cose.

Una posizione criticabile per numerosi motivi: presuppone che le idee esistano prima delle parole; non chiarisce se un nome, per esempio albero, abbia una natura vocale o psichica; infine semplifica il complesso legame tra un nome e una cosa. Si è detto, a proposito del circuito della parole, che i termini del segno linguistico sono entrambi psichici e sono uniti nel nostro cervello dal legame dell’associazione. Questo aspetto ritorna utile anche nel ragionamento sul segno linguistico: esso non unisce una cosa e un nome ma un concetto e un’immagine acustica. Quest’ultima non coincide con il suono, puramente fisico, ma è la traccia psichica del suono, e ciò appare evidente osservando il linguaggio: possiamo parlare tra noi o recitare una poesia senza muovere né labbra né lingua. Le parole della lingua sono immagini acustiche. Occorre, dunque, prestare attenzione a utilizzare il termine fonema associandolo alle parti di cui è composta, in generale, una “parola”. Il fonema implica un’azione vocale e, pertanto, è attinente solo alla parola parlata (i termini suoni e sillabe possono evitare il malinteso). Il termine “immagine acustica” va meglio precisato secondo De Mauro: “per F. de Saussure la lingua è un deposito, una cosa ricevuta dall’esterno. L’immagine acustica è per eccellenza la rappresentazione naturale della parola in quanto fatto di lingua virtuale, fuori d’ogni realizzazione mediante la parole. L’aspetto motorio [la sua articolazione] può […] essere sottinteso o comunque può occupare un posto subordinato” (p. 84)

Ritornando al segno linguistico, Saussure lo definisce “un’entità psichica a due facce” strettamente collegate e richiamanti l’una all’altra (cfr. fig 3).

Solo gli accostamenti tra concetto e immagine acustica sanciti dalla lingua ci sembrano conformi alla realtà.

Fig. 3 Fig. 4

La definizione di segno linguistico pone l’accento su una diffusa confusione terminologica: il segno è la combinazione di concetto e immagine acustica, mentre nell’uso corrente prevale il riferimento all’immagine acustica, alla parte sensoriale. Per evitare le possibili ambiguità, Saussure propone di sostituire i termini concetto e immagine acustica rispettivamente con significato e significante e di utilizzare segno per indicare l’unione tra i due.

Il segno linguistico possiede due caratteri “primordiali”: l’arbitrarietà e il carattere lineare del significante.

Il primo principio comporta che il legame tra significato e significante sia arbitrario e che, quindi, il segno linguistico sia arbitrario. Ciò si può facilmente esemplificare: l’idea, per esempio di albero, non è legata da alcun rapporto interno tra la sequenza di suoni che le serve, in italiano, da significante; infatti la stessa idea potrebbe essere rappresentata da qualsiasi altra sequenza, come mostrano le differenze tra le lingue (in francese si dirà arbre) e l’esistenza di lingue diverse.

Da questo principio, fondamento di tutta la linguistica, seguono moltissime conseguenze. Lo studioso, a titolo di esempio, osserva che “ogni modo di espressione di una società poggia […] su un’abitudine collettiva o, ciò che è lo stesso, sulla convenzione” (p.86) (è il caso dei segni di cortesia dotati di una certa espressività naturale, anch’essi arbitrari, il cui impiego è governato da precise regole e per questo possibili teoricamente di essere oggetto d’analisi della semiologia).

Il termine arbitrarietà esige una disambiguazione: il significante non dipende da una libera scelta del singolo parlante, che non può modificare nulla di un segno una volta che questo è fissato in un gruppo linguistico; arbitrario è il rapporto tra il significato e il significante, che nella realtà non ha alcun riscontro. Rispetto alla possibile obiezione sula supposta relazione naturale e non arbitraria tra significato e significante nel caso delle onomatopee o delle esclamazioni, Saussure sottolinea la loro importanza secondaria all’interno del sistema linguistico e ricorda che la loro origine simbolica è discutibile.

Il secondo principio si riferisce alla linearità temporale del significante e l’autore gli attribuisce la stessa importanza del primo: “il significante, essendo di natura auditiva, si svolge soltanto nel tempo ed ha i caratteri che trae dal tempo: a) rappresenta una estensione, b) tale estensione è misurabile in una sola dimensione: è una linea” (p.88).

Cap. 2. Immutabilità e mutabilità del segno

Immutabilità

Proseguendo nella discussione intorno al segno, Saussure pone all’attenzione del lettore un’altra decisiva caratteristica: il segno linguistico sfugge alla volontà tanto del singolo quanto della comunità che l’impiega, “non è libero ma imposto”. La scelta del significante è legata esclusivamente alla lingua quale è. Tutti noi conosciamo una lingua come un prodotto ereditato dalle generazioni precedenti e da accettare tale e quale. La questione di come una lingua abbia avuto origine non è importante, anzi non è da porre, secondo l’autore: “il solo oggetto reale della linguistica è la vita normale e regolare di un idioma già costituito. Uno stato di lingua è sempre il prodotto di fatti storici, e sono questi fattori che spiegano perché il segno linguistico è immutabile, vale a dire resiste a ogni sostituzione arbitraria” (p.90). Ma non basta dire che la lingua è ereditata per spiegare la sua immutabilità. Serve aggiungere altre considerazioni.

  1. Il carattere arbitrario del segno, che avrebbe potuto indurci a ritenere possibile il cambiamento, dice Saussure, in realtà mette il segno al riparo da ogni modifica. La contraddizione viene risolta osservando che per poter intervenire e cambiare una cosa, questa cosa deve basarsi su una “norma ragionevole” ma “la lingua è sistema di segni arbitrari” e in quanto tale si sottrae a ogni discussione.

  2. Un sistema è sostituibile se è costituito da un numero limitato di elementi (com’è, per esempio, un sistema di scrittura) ma i segni linguistici sono innumerevoli.

  3. Una lingua costituisce un sistema (e per questo non è completamente arbitraria ma contiene una ragione relativa) troppo complesso perché i più possano essere capaci di trasformarla.

  4. La resistenza dell’inerzia collettiva a ogni innovazione linguistica è l’ultimo fattore a riprova dell’immutabilità della lingua. Tuttavia la stretta connessione con la vita della massa sociale, naturalmente inerte, appare un fattore di conservazione necessario ma non sufficiente. “Se la lingua ha un carattere di fissità ciò accade [] perché situata nel tempo. In ogni istante, la solidarietà col passato prevale sulla libertà di scelta” (p.92). Due fenomeni antinomici, la convenzione arbitraria grazie alla quale la scelta è libera e il tempo a causa del quale la scelta si trova fissata, si legano e ciò spiega la non mutabilità della lingua: “proprio perché arbitrario il segno non conosce altra legge che quella della tradizione, e proprio perché si fonda sulla tradizione può essere arbitrario” (p.92).

Mutabilità

Un’altra apparente contraddizione interviene nella spiegazione della mutabilità linguistica. Secondo lo studioso, il tempo preserva la lingua dal cambiamento ma comporta anche la sua alterazione: il segno può cambiare proprio in quanto si continua. L’alterazione riguarda sempre il rapporto arbitrario tra significato e significante. Niente, dice Saussure, è più complicato che spiegare l’evoluzione di una lingua: nessuno è in grado di modificarla poiché essa è congiunta al tempo e alla massa sociale, tuttavia l’arbitrarietà dei segni comporta la libertà di creare una qualsiasi relazione tra materia fonica e idea. Questi due fattori convivono nella lingua “in una misura altrove sconosciuta” e la lingua può alterarsi o evolversi influenzata da tutti quegli elementi che possono incidere e sui suoni e sui sensi. “La continuità del segno nel tempo, legata all’alterazione del tempo, è un principio della semiologia generale: se ne potrebbe trovare la conferma nei sistemi di scrittura, nel linguaggio dei sordomuti ecc.” (p.95). Saussure non entra nel dettaglio dei diversi fattori di alterazione e conclude con un’osservazione generale: “il tempo altera ogni cosa e non v’è ragione per cui la lingua sfugga a questa legge universale”.

Cap. 3. La linguistica statica e la linguistica evolutiva

Allacciandosi all’intervento del fattore tempo, Saussure avvia una discussione che lo porta a una seconda biforcazione, dopo quella tra lingua e parole: quella tra linguistica sincronica e diacronica. “La linguistica sincronica [fotografa uno stato di lingua] si occuperà dei rapporti logici e psicologici colleganti i termini coesistenti e formanti nel sistema, così come sono percepiti dalla stessa coscienza collettiva. La linguistica diacronica studierà invece i rapporti colleganti termini successivi non percepiti da una medesima coscienza collettiva, e che si sostituiscono gli uni agli altri senza formar sistema tra loro” (p.120). La distinzione è chiarita con un esempio, che mostra nel contempo l’autonomia e l’interdipendenza della sincronia e della diacronia: “se si taglia trasversalmente il tronco di un vegetale […] la sezione longitudinale ci mostra le fibre che costituiscono la pianta, e la sezione trasversale ce ne mostra il raggruppamento su un piano particolare; ma la seconda è distinta dalla prima perché fa constatare tra le fibre certi rapporti che non si potrebbero mai percepire su un piano longitudinale” (p.107)(cfr. fig.7)

L’autore precisa che tutto ciò che è diacronico riguarda in un primo momento solo la parole, “germe” di ogni trasformazione, l’innovazione infatti sorge nell’individuo. Solo i cambiamenti adottati dalla collettività entrano a far parte del campo della lingua, la cui natura è sociale. Inoltre, “l’aspetto sincronico domina sull’altro, poiché la massa parlante è la vera e unica realtà” (p.109).

LINGUISTICA SINCRONICA

Cap. 2. Le entità concrete della lingua

Saussure ritorna sul segno linguistico e propone ulteriori elementi di riflessione. Innanzitutto utilizza nuovi termini, via via più specifici, per denominare i segni di cui la lingua è composta: “sono essi e i loro rapporti che la linguistica studia; possono essere chiamati le entità concrete di questa scienza” (p.125). L’entità linguistica esiste solo per l’associazione del significante e del significato. Una sequenza di suoni è linguistica solo in rapporto a un’idea; presa in sé è materia di studio fisiologico. La stessa cosa si ha con il significato se lo si separa dal suo significante.

Subito dopo introduce nella definizione di segno un contesto, la catena parlata: “l’entità linguistica non è completamente determinata se non quando è delimitata, separata da tutto ciò che la circonda nella catena fonica. Sono queste entità delimitate ovvero unità che si oppongono nel meccanismo della lingua. […] L’unità non ha un corpo fonico speciale, e la sola definizione che se ne possa dare è la seguente: una porzione di sonorità che è, ad esclusione di ciò che precede e di ciò che segue nella catena parlata, il significante di un certo concetto” (p. 126).

Infine si sofferma sull’analisi dell’unità linguistica. Delimitare un’unità, afferma Saussure, sembra cosa facile ma una delimitazione corretta esige che date due catene parallele – quella dei concetti e quella delle immagini acustiche – le divisioni stabilite per l’una equivalgano alle divisioni dell’altra. L’applicazione del metodo, però, si rivela semplice solo se si pensa che le unità concrete da ritagliare coincidano con le parole. La natura di queste, in realtà, è molto discussa e incompatibile con quella di unità concreta: si prendano due parole cheval e chevaux “si dice che sono due forme dello stesso nome; tuttavia prese nella loro totalità, esse sono due cose distinte, sia per il senso sia per i suoni. […] Così non appena si vogliono assimilare le unità concrete a delle parole, ci si trova di fronte a un dilemma: o ignorare la relazione [che le unisce] e dire che sono due parole differenti oppure, invece che di unità concrete, contentarsi dell’astrazione che unisce le diverse forme della stessa parola. Occorre cercare quindi l’unità concreta in qualche cosa di diverso dalla parola” (p.128).

Concetta

La lingua nel “Cours de linguistique générale” di F. de Saussure

Cap. 3. Oggetto della linguistica

La lingua e le sue definizioni

Ferdinand de Saussure apre il suo Cours de linguistiche générale con una riflessione sulle varie tappe che hanno portato alla nascita della linguistica e all’individuazione del suo “vero e unico” oggetto di studio. Segue una precisazione sui rapporti che la linguistica intrattiene con le altre scienze e sulla sua materia di cui deve occuparsi: “la totalità delle manifestazioni del linguaggio umano […] tenendo conto per ciascun periodo non solo del linguaggio corretto e della “buona lingua”, ma delle espressioni d’ogni forma” (p.15).

È nella terza sezione del testo che l’autore sviluppa una definizione di lingua. Egli parte dalla constatazione che precisare l’oggetto di studio della linguistica non è un’operazione semplice dal momento che, a differenza delle altre scienze, esso non esiste di per sé, a priori, ma è strettamente dipendente, o meglio, è creato dal punto di vista dell’osservatore. Una qualsiasi parola appare sempre diversa a seconda di come la si consideri, ora da un punto di vista fonetico (suono), ora da un punto di vista semantico (significato) ecc. Per di più, il fenomeno linguistico non è monolitico ma “presenta eternamente due facce che si corrispondono e delle quali l’una non vale che in virtù dell’altra” (p.17). Ne consegue che:

  • l’impressione acustica (il suono) è inscindibile dalla sua articolazione boccale: una lettera esiste solo come unione di questi due aspetti, dunque la lingua non può essere ridotta al suono;

  • il suono non esiste preso isolatamente ma soltanto in congiunzione con il pensiero, del quale è uno strumento: “il suono, unità complessa acustico-vocale, forma a sua volta con l’idea una unità complessa fisiologica-mentale”;

  • il linguaggio è allo stesso tempo individuale e sociale e non è possibile concepire l’un lato senza l’altro;

  • “in ogni istante il linguaggio implica sia un sistema stabile sia una evoluzione; in ogni momento è una istituzione attuale e un prodotto del passato” (p.18). Ciò che è stato è inseparabile da ciò che è. Inoltre, avverte Saussure, le cose non cambierebbero anche qualora si prendesse in considerazione il linguaggio infantile poiché “il problema delle origini” non è diverso da quello delle “condizioni permanenti”.

Preso nella sua totalità e considerandolo in tutte le sue dualità, il linguaggio appare come “un ammasso confuso di cose eteroclite senza legame reciproco” (p.18). Per lo studioso bisogna, allora, concentrarsi su un solo aspetto, la lingua, prendendolo a “norma di tutte le altre manifestazioni del linguaggio” perché “tra la tante dualità [è la sola] suscettibile di una definizione autonoma” (p.18). Saussure, dunque, attribuisce alla lingua il primato tra i fatti del linguaggio e chiarisce che cosa è da intendere con lingua: essa costituisce una parte della facoltà del linguaggio e un suo prodotto sociale; è un insieme di convenzioni necessarie di cui la collettività si serve per permettere ai singoli di esercitare la facoltà del linguaggio. Alla possibile obiezione che la lingua, in quanto acquisita e convenzionale, dovrebbe essere subordinata al linguaggio, facoltà naturale, l’autore osserva innanzitutto che la funzione del linguaggio non è interamente naturale, poiché non è così scontato che il nostro apparato vocale sia fatto per parlare, come le gambe per camminare. Condivide, anche se solo nel suo nocciolo teorico, la posizione dello studioso americano Whitney, secondo il quale la lingua è una convenzione e la natura del segno sul quale si conviene è indifferente. Si potrebbe infatti utilizzare il gesto e non la voce, e quindi le immagini visive anziché quelle uditive, come strumento di lingua. In seconda battuta, riallacciandosi a una precisa definizione di articolazione (intesa come suddivisione della catena di significazioni in unità significative) sottolinea che ad assere naturale per l’uomo non è il linguaggio parlato ma la facoltà di formare una lingua, ovvero “un sistema di segni distinti corrispondenti a delle idee distinte” (p.20). Infine ribalta la questione: è possibile articolare parole solo in funzione dello strumento creato dalla collettività; è quindi “la lingua che fa l’unità del linguaggio”.

Posto della lingua tra i fatti di linguaggio

Secondo Saussure per individuare il posto che la lingua occupa all’interno del linguaggio si deve far riferimento all’atto individuale, utile a “ricostruire il circuito delle parole”. L’autore passa, quindi, alla descrizione del suddetto circuito (cfr. fig 1 e fig. 2): per aver luogo, l’atto esige almeno due individui (A e B); il punto di partenza è il cervello di un individuo (A) nel quale i fatti di coscienza (i concetti) sono associati alle rappresentazioni dei segni linguistici (le immagini acustiche) che servono alla loro espressione. All’interno del circuito è possibile distinguere tre fenomeni:

  1. uno unicamente psichico (il concetto che nel cervello viene associato alla corrispondente immagine acustica/verbale, essa stessa psichica e perciò da non confondere con il suono)

  2. uno fisiologico (il cervello trasmette agli organi di fonazione  l’impulso correlato all’immagine)

  3. uno totalmente fisico (le onde sonore che vanno dall’orecchio di A a quello di B)

Nell’individuo B il circuito segue l’ordine inverso:

  1. dall’orecchio al cervello, trasmissione fisiologica dell’immagine acustica (audizione)

  2. nel cervello, correlazione psichica dell’immagine con il concetto

Fig. 1 Fig. 2

In tale circuito è possibile distinguere ancora:

  • una parte esteriore (vibrazione dei suoni dalla bocca all’orecchio) e una interiore (tutto il resto)

  • una parte psichica e una non psichica (i fatti fisiologici legati agli organi e quelli fisici esterni alla persona)

  • una parte attiva (dal centro di associazione all’orecchio) e una passiva (dall’orecchio al centro di associazione)

  • nella parte psichica che ha sede nel cervello, si può denominare esecutivo tutto ciò che è attivo (c → i) e ricettivo tutto quello che è passivo (i → c)

A questo punto l’autore fa una precisazione, cui seguirà la riflessione che lo porterà alla distinzione fondamentale tra lingua e parole: sono le facoltà di associazione e di coordinazione a svolgere un compito chiave “nell’organizzazione della lingua come sistema”. Il loro ruolo travalica l’atto individuale (“embrione del linguaggio”) e riguarda la lingua come fatto sociale. Saussure, proseguendo nel suo ragionamento, si chiede quale sia l’origine di quella cristallizzazione sociale che fa sì che tutti gli individui riproducano, per quanto in modo approssimativo, gli stessi segni collegati agli stessi concetti e quali parti del circuito vi siano coinvolte. Esclude la parte fisica perché se non si comprendono i suoni di una lingua si rimane fuori dal fatto sociale; esclude la parte psichica nella sua interezza perché “l’esecuzione è sempre individuale” (è la parte che  chiama parole); infine, individua nel funzionamento delle facoltà ricettiva e coordinativa ciò che produce “nei parlanti delle impronte che finiscono con l’essere sensibilmente le stesse per tutti” (p.23). È il legame sociale che crea la lingua, “un tesoro depositato dalla pratica della parole in ciascuno degli individui di una stessa comunità” (p.23), un sistema grammaticale che si trova virtualmente nel cervello di un gruppo di persone poiché “la lingua non è completa in nessun singolo individuo, ma esiste perfettamente soltanto nella massa” (p.23). Viene, dunque, esplicitata la differenza tra lingua e parole: “separando la lingua dalla parole, si separa a un sol tempo: ciò che è sociale da ciò che è individuale; ciò che è essenziale da ciò che è accessorio e più o meno accidentale” (p.23). La lingua non appartiene al soggetto parlante, non implica premeditazione ma è il “prodotto che l’individuo registra passivamente”; al contrario la parole è in funzione del singolo, il quale volontariamente si serve di un determinato codice linguistico per esprimere ciò che pensa. Dice Saussure: “la parole è un atto individuale di volontà e di intelligenza nel quale conviene distinguere: le combinazioni con cui il soggetto parlante utilizza il codice della lingua in vista dell’espressione del proprio pensiero personale; il meccanismo psico-fisico che gli permette di esternare tali combinazioni” (p.24).

Volendo sintetizzare le caratteristiche della lingua, per lo studioso ginevrino essa è:

  • un oggetto ben determinato all’interno dell’ammasso “eteroclito” dei fatti del linguaggio. Nel circuito dell’atto linguistico, corrisponde all’associazione tra l’immagine uditiva e il concetto. È la parte sociale del linguaggio, esterna al singolo, il quale individualmente non può né crearla né cambiarla poiché la lingua esiste solo grazie a un mutuo contratto tra i soggetti di una comunità. Necessita di un apprendimento ma è cosa ben distinta dalla parole, tanto che chi fosse privo di quest’ultima potrebbe avere accesso alla lingua a condizione che ne comprenda i segni vocali.

  • La lingua, per poter essere studiata, non solo può separarsi dalla parole ma deve essere distinta dagli altri fattori del linguaggio.

  • Se il linguaggio è un insieme eteroclito, la lingua ha natura omogenea: “è un sistema di segni in cui essenziale è soltanto l’unione del senso e dell’immagine acustica ed in cui le due parti sono egualmente psichiche” (p.24).

  • Anche se l’essenza dei segni linguistici è psichica, al pari della parole, “le associazioni ratificate dal consenso collettivo che costituiscono la lingua” (p.25) hanno concretezza: sono realtà tangibili con sede nel cervello. E, infatti, la scrittura può fissare gli elementi costitutivi dell’immagine acustica (i fonemi) in immagini convenzionali (segni della scrittura), mentre sarebbe impossibile fare la stessa cosa per la parole, ovvero per la miriade di piccoli movimenti muscolari necessari per la produzione fonica. È grazie a questa possibilità che un dizionario e una grammatica possono essere una rappresentazione fedele della lingua.

Posto della lingua tra i fatti umani. La semiologia.

Dalle caratteristiche della lingua consegue, secondo Saussure, un ulteriore elemento importante: a differenza del linguaggio, essa è classificabile tra i fatti umani. La lingua è, in effetti, un’istituzione sociale con una natura ben specifica, “è un sistema di segni esprimenti delle idee e, pertanto, confrontabile con la scrittura, l’alfabeto dei sordomuti, i riti simbolici ecc. Essa è semplicemente il più importante di tali sistemi” (p.25). Se ne deduce, secondo l’autore, la possibilità di concepire la nascita di una scienza, la semiologia, che studi “la vita dei segni nel quadro della vita sociale” (p.26), la loro natura e le loro leggi. La linguistica è solo una branca della semiologia, dal momento che può definirsi come disciplina soltanto in rapporto ad essa. A questa osservazione segue un elenco delle cause per le quali la semiologia non è  stata ancora individuata come scienza autonoma, tutte da ricondurre al fatto che la lingua è sempre stata studiata in funzione di qualcos’altro: come una nomenclatura, come un segno individuale o come un fatto sociale ma soltanto per i tratti collegabili ad altre istituzioni e che dipendono dalla  volontà.

Da questo punto di vista, due le novità dell’approccio saussuriano: considerare il carattere essenziale del segno sfuggevole alla volontà individuale o sociale; ritenere i fatti linguistici innanzitutto come fatti semiologici.

Cap. 4. Linguistica della lingua e linguistica della parole

Il primato della lingua nella classificazione degli studi intorno al linguaggio determina la subordinazione ad essa di tutti gli altri elementi del linguaggio (ovvero della parole). Osserva Saussure: “lo studio del linguaggio comporta dunque due parti: l’una essenziale ha per oggetto la lingua, che nella sua essenza è sociale e indipendente dall’individuo; questo studio è unicamente psichico; l’altra, secondaria, ha per oggetto la parte individuale del linguaggio, vale a dire la parole, ivi compresa la fonazione; essa è psico-fisica” (p.29). Ancora: “vi è dunque interdipendenza tra la lingua e la parole; la prima è nello stesso tempo lo strumento e il prodotto della seconda. Ma tutto ciò non impedisce che esse siano due cose assolutamente distinte” (p.29). Per spiegare meglio questa distinzione, Saussure specifica nuovamente l’uno e l’altro termine: la lingua esiste nella collettività, infatti, pur essendo collocata come una serie di impronte cerebrali in ciascun individuo, è comune a tutti ed è fuori dalla volontà del singolo, “è un prodotto sociale depositato nel cervello d’ognuno”(p.35). Questo suo modo d’essere  è esprimibile con la seguente formula:

La parole, invece, è frutto di combinazioni linguistiche individuali e volontarie, così come lo sono gli atti di fonazioni necessari ad esprimerle; la parole corrisponde a ciò che le persone dicono e la formula atta a rappresentarla è:

L’autore ribadisce ancora una volta che il linguaggio è inconoscibile se considerato nella sua totalità non omogenea; le basi di partenza per la fondazione di una teoria del linguaggio sono la lingua e la parole, dalle quali si possono sviluppare una linguistica della lingua e una della parole, tra loro però non sovrapponibili. Saussure dichiara esplicitamente di occuparsi della prima.

Cap. 5. Elementi interni ed esterni della lingua

L’autore, partendo dalla definizione di lingua fornita, opera un’altra suddivisione tra linguistica interna ed esterna: la prima si occupa di tutto ciò che ha a che fare con il sistema della lingua a qualsiasi livello; la seconda di tutto quello che è estraneo al suo organismo (i rapporti con l’etnologia, la storia politica, le altre istituzioni di tutti i tipi ecc.). Per fare cogliere tale differenza usa un paragone con il gioco degli scacchi: se si sostituiscono dei pezzi in legno con dei pezzi in avorio il cambiamento è indifferente per il sistema; se si diminuisce o aumenta il numero dei pezzi questa modifica investe profondamente la “grammatica” del gioco”.

Cap. 6. Rappresentazione della lingua mediante la scrittura

Il linguista ginevrino avverte il bisogno di chiarire la relazione tra lingua e scrittura. Da un lato perché la scrittura è il procedimento attraverso il quale la lingua è continuamente rappresentata e, quindi, si fa un suo strumento di conoscenza; dall’altro per argomentare sull’illusorio predominio della forma scritta su quella parlata. Lingua e scrittura sono due sistemi di segni. La lingua, precisa lo studioso, è da sola l’oggetto della linguistica e la tradizione orale è indipendente dalla scrittura; di più, l’unico motivo dell’esistenza di quest’ultima è la rappresentazione della prima. Ma succede che “il vocabolo scritto si mescola così intimamente al vocabolo parlato di cui è l’immagine, che finisce con l’usurpare il ruolo principale” (p.36). Diverse le ragioni addotte: l’immagine grafica appare un oggetto più solido e “più adatto del suono a garantire l’unità della lingua attraverso il tempo”; le impressioni visive sembrano più nette e durevoli; la lingua letteraria concorre al prestigio della scrittura; infine quando occorrono discordanze tra lingua e ortografia, sulle quali potrebbe far luce il linguista, questi difficilmente riesce a intervenire cosicché la forma scritta spesso ha la meglio.

Cap.2. Immutabilià e mutabilità del segno

In chiusura di questo capitolo Saussure fa una nuova sintesi relativa alla lingua:

  • Il linguaggio rappresenta due fattori: la lingua e la parole. La lingua è il linguaggio meno la parole, è l’insieme delle abitudini linguistiche che permettono a un soggetto di comprendere e farsi comprendere.

  • Questa definizione comprende solo l’aspetto individuale della realtà: serve una massa parlante perché vi sia una lingua. In nessun momento la lingua esiste fuori dal fatto sociale, perché essa è un fenomeno semiologico. La sua natura sociale è uno dei suoi caratteri interni. La sua definizione completa tiene conto di due aspetti per essa inseparabili: la lingua e la massa parlante. Ma in queste condizioni la lingua è vitale, non viva; si tiene conto solo della realtà sociale e non del fatto storico.

  • Poiché il segno linguistico è arbitrario sembra che la lingua sia un sistema libero, dipendente unicamente da un principio razionale. E tuttavia ciò che vieta di guardare alla lingua come una semplice convenzione, modificabile a piacere dagli interessati, è l’azione del tempo che si combina con l’azione della forza sociale. Se si prendesse la lingua nel tempo, senza la massa parlante, non si constaterebbe forse nessuna alterazione. Inversamente, se si considerasse la massa parlante senza tempo, non si vedrebbe l’effetto delle forze sociali (tali fattori sono esemplificati dalla fig. 6).

  • La lingua non è libera perché il tempo permetterà alle forze sociali esercitatesi su di essa di sviluppare i loro effetti, e si arriva al principio di continuità, che annulla la libertà. Ma la continuità implica necessariamente l’alterazione, lo spostamento più o meno considerevole dei rapporti.

Concetta

La dicotomia langue-parole saussuriana

La pubblicazione del CLG ha aperto uno spartiacque all’interno della linguistica moderna, con inevitabili ricadute sul panorama della linguistica contemporanea. Se d’altronde il sapere è problematico e cumulativo, sarebbe del tutto improbabile pensare che la linguistica novecentesca tout court non vi sia confrontata con i percorsi dicotomici ideati da Ferdinand de Saussure. Strutturalisti, funzionalisti e le scuole chomskiane (tanto per citarne alcuni) si sono trovati di fronte al paradigma di matrice saussuriana, dando vita ad una dialettica plastica ed in continua definizione. Chi abbia voluto definire ciò che è- o non è- strettamente linguistico, non ha potuto non fare i conti con la langue e la parole, dicotomia-compromesso al centro del pensiero linguistico da de Saussure in poi. L’impalcatura strutturalista saussuriana è coerente e coesa e si esprime mediante definizione nette, chiare, ma comunque aperte a problematiche che si prestano tuttora a “strategie” di problem solving.

Seguono dei passi riportati nel CLG da discutere alla luce delle attuali tendenze della linguistica, senza tralasciare in secondo piano la carica innovativa delle riflessioni proposte dal maestro ginevrino.

  • Così, da qualunque lato si affronti il problema, da nessuno ci si presenta l’oggetto integrale della linguistica; dovunque ci imbattiamo in questo dilemma: o noi ci dedichiamo a un solo aspetto d’ogni problema, rischiando di non percepire le dualità segnalate più su; oppure, se studiamo il linguaggio sotto parecchi aspetti in uno stesso momento, l’oggetto della linguistica ci appare un ammasso confuso di cose eteroclite senza legame reciproco.
  • A nostro avviso, non vi è che una soluzione a tutte queste difficoltà: occorre porsi immediatamente sul terreno della lingua e prenderla per norma di tutte le altre manifestazioni del linguaggio. In effetti, tra tante dualità, soltanto la lingua sembra suscettibile di una definizione autonoma e fornisce un punto d’appoggio soddisfacente per lo spirito.
  • Ma che cos’è la lingua? Per noi, essa non si confonde col linguaggio; essa non ne è che una determinata parte, quantunque, è vero, essenziale. Essa è al tempo stesso un prodotto sociale della facoltà del linguaggio e un insieme di convenzioni necessarie, adottate dal corpo sociale per consentire l’esercizio di questa facoltà negli individui. Preso nella sua totalità, il linguaggio è multiforme ed eteroclito; a cavallo di parecchi campi, nello stesso tempo fisico, fisiologico, psichico, esso appartiene anche al dominio individuale e al dominio sociale; non si lascia classificare in alcuna categoria di fatti umani, poiché non si sa come enucleare la sua unità.
  • La lingua, al contrario, è in sé una totalità e un principio di classificazione. Dal momento in cui le assegniamo il primo posto tra i fatti di linguaggio, introduciamo un ordine naturale in un insieme che non si presta ad altra classificazione. […]
  • Per attribuire alla lingua il primo posto nello studio del linguaggio, si può infine fare valere questo argomento, che la facoltà – naturale o no – di articolare paroles non si esercita se non mercé lo strumento creato e fornito dalla collettività; non è dunque chimerico dire che è la lingua che fa l’unità del linguaggio.
  • È attraverso il funzionamento delle facoltà ricettiva e coordinativa che si formano nei soggetti parlanti delle impronte che finiscono con l’essere sensibilmente le stesse in tutti. Come bisogna rappresentarsi questo prodotto sociale perché la lingua appaia perfettamente depurata dal resto. Se potessimo abbracciare la somma delle immagini verbali immagazzinate in tutti gli individui, toccheremmo il legame sociale che costituisce la lingua. Questa è un tesoro depositato dalla pratica della parole nei soggetti appartenenti a una stessa comunità, un sistema grammaticale esistente virtualmente in ciascun cervello o, più esattamente, nel cervello d’un insieme di individui, dato che la lingua non è completa in nessun singolo individuo, ma esiste perfettamente soltanto nella massa.
  • Separando la lingua dalla parole, si separa a un sol tempo: 1. ciò che è sociale da ciò che e individuale; 2. ciò che è essenziale da ciò che è accessorio e più o meno accidentale.

La lingua non è una funzione del soggetto parlante: è il prodotto che l’individuo registra passivamente; non implica mai premeditazione, e la riflessione vi interviene soltanto per l’attività classificatoria di cui tratterà oltre.

La parole, al contrario, è un atto individuale di volontà e di intelligenza, nel quale conviene distinguere: 1. le combinazioni con cui il soggetto parlante utilizza il codice della lingua in vista dell’espressione del proprio pensiero personale; 2 il meccanismo psico-fisico che gli permette di esternare tali combinazioni. È da notare che noi abbiamo definito delle cose e non dei vocaboli.

  • Mentre il linguaggio è eterogeneo, la lingua così delimitata è di natura omogenea: è un sistema di segni in cui essenziale è soltanto l’unione del senso e dell’immagine acustica ed in cui le due parti del segno sono egualmente psichiche.
  • La lingua, non meno della parole, è un oggetto di natura concreta, il che è un grande vantaggio per lo studio. I segni linguistici, pur essendo essenzialmente psichici, non sono delle astrazioni; le associazioni ratificate dal consenso collettivo che nel loro insieme costituiscono la lingua, sono realtà che hanno la loro sede nel cervello. Inoltre, i segni della lingua sono, per dir così, tangibili; la scrittura può fissarli in immagini convenzionali, mentre sarebbe impossibile fotografare in tutti i loro dettagli gli atti della parole; la produzione fonica d’una parola, per quanto piccola, comporta un’infinità di movimenti muscolari estremamente difficili da conoscere e raffigurare. Nella lingua, al contrario, non v’è altro che l’immagine acustica, e questa può tradursi in una immagine visiva costante. Perché, se si fa astrazione da questa moltitudine di movimenti necessari per realizzarla nella parole, ogni immagine acustica altro non è, come vedremo, che la somma d’un numero limitato di elementi, i fonemi, suscettibili a loro volta di essere evocati da un numero corrispondente di segni nella scrittura. Proprio questa possibilità di fissare le cose relative alla lingua fa sì che un dizionario e una grammatica possano esserne una rappresentazione fedele, la lingua essendo il deposito delle immagini acustiche e la scrittura essendo la forma tangibile di queste immagini.
  • Noi possiamo dunque rappresentarci il fatto linguistico nel suo insieme, e cioè possiamo rappresentarci la lingua, come una serie di suddivisioni contigue proiettate, nel medesimo tempo, sia sul piano indefinito delle idee confuse (A) sia su quello non meno indeterminato dei suoni (B); è quel che si può raffigurare molto approssimativamente con lo schema seguente:piano de saussure

 

  • Si potrebbe chiamare la lingua il regno delle articolazioni, assumendo questa parola nel senso già definito: ogni termine linguistico è un membretto, un articulus in cui un’idea si fissa in un suono ed un suono diviene il segno dell’idea.

La lingua è ancora paragonabile a un foglio di carta: il pensiero è il recto ed il suono è il verso; non si può ritagliare il recto senza ritagliare nello stesso tempo il verso; similmente nella lingua, non si potrebbe isolare né il suono dal pensiero né il pensiero dal suono; non vi si potrebbe giungere che per un’astrazione il cui risultato sarebbe fare della psicologia pura o della fonologia pura.

  • Il fatto è che ci si aggira in un circolo: da una parte, niente è più adatto della lingua a far capire la natura del problema semiologico; ma, per porlo in modo conveniente, bisognerebbe studiare la lingua in se stessa; sennonché, fino ad ora, la si è esaminata quasi sempre in funzione di qualche altra cosa, sotto altri punti di vista.

Per cominciare, c’è la concezione superficiale del gran pubblico, che nella lingua non vede se non una nomenclatura, il che soffoca ogni indagine sulla sua effettiva natura. Poi vi è il punto di vista dello psicologo che studia il meccanismo del segno nell’individuo; è il metodo più facile, ma non conduce più in là della esecuzione individuale e non sfiora il segno, che è sociale per natura.

  • Se si vuol capire la vera natura della lingua, bisogna afferrarla anzitutto in ciò che essa ha di comune con tutti gli altri sistemi del medesimo ordine; e fattori linguistici che appaiono a tutta prima importanti (come il ruolo dell’apparato di fonazione) devono esser considerati soltanto in seconda linea, qualora non servano che a distinguere la lingua da altri sistemi. Per questa via non soltanto si chiarirà il problema linguistico, ma noi pensiamo che considerando i riti, i costumi ecc. come segni, tali fatti appariranno in un’altra luce, e si sentirà allora il bisogno di raggrupparli nella semiologia e di spiegarli con le leggi di questa scienza.

Bernardo S., Linguistica generale LM