Gli aspetti del linguaggio

Il linguaggio è un sistema di comunicazione basato sui segni; essi sono la somma di espressione e contenuto, essenziali per ogni tipo di linguaggio,  sia artificiale che animale. Il linguaggio verbale è primo fra i pari poichè in questo caso la natura dell’espressione è l’aria articolata20180411_165005

Giulia, Margherita,Mariangela,Adriana e Marika. Santa Lucia.

Linguaggio: modalità per l’uso.

In questa immagine che andrete a visualizzare  sono schematizzati i processi che portano allo sviluppo, con annessi vantaggi e svantaggi derivati, del linguaggio verbale nelle sue componenti di natura cultura e società.FullSizeRender

 

 

 

 

A cura di : Innocenti Amedeo, Masci Silvia, Ratemi Chiara, Simonetti Davide.

Il linguaggio in breve

Per realizzare questo schema siamo partite dall’idea di linguaggio per poi esplorarne in grandi linee alcune delle sue caratteristiche fondamentali. Ci siamo soffermate sugli aspetti comuni ai vari linguaggi, come la presenza di segni, e sulla natura dell’espressione.WhatsApp Image 2018-04-11 at 16.56.32.jpeg

Realizzato da: Martino Elena, Rumbo Claudia, Stella Giulia.

Langues e Parole all’interno del “Cours de linguistique générale” (Marzia Fiorentini e Serena Colucci).

langueandparole1LANGUES:

  • mais il a compris que les relations entre langues parentes pouvaient devenir la matière d’une science autonome. Éclairer une langue par une autre, expliquer les formes de l’une par les formes de l’autre, voilà ce qui n’avait pas encore été fait.
  • Ce n’est que vers 1870 qu’on en vint à se demander quelles sont les conditions de la vie des langues. On s’aperçut alors que les correspondances qui les unissent ne sont qu’un des aspects du phénomène linguistique, que la comparaison n’est qu’un moyen, une méthode pour reconstituer les faits. La linguistique proprement dite, qui fit à la comparaison la place qui lui revient exactement, naquit de l’étude des langues romanes et des langueset des langues germaniques.
  • Grâce à eux, on ne vit plus dans la langue un organisme qui se développe par lui-même, mais un produit de l’esprit collectif des groupes linguistiques. Du même coup on comprit combien étaient erronées et insuffisantes les idées de la philologie et de la grammaire comparée.
  • La tâche de la linguistique sera : a) de faire la description et l’histoire de toutes les langues qu’elle pourra atteindre, ce qui revient à faire l’histoire des familles de langues et à reconstituer dans la mesure du possible les langues mères de chaque famille ; b) de chercher les forces qui sont en jeu d’une manière permanente et universelle dans toutes les langues, et de dégager les lois générales auxquelles on peut ramener tous les phénomènes particuliers de l’histoire ; c) de se délimiter et de se définir elle-même.
  • Mais qu’est-ce que la langue ? Pour nous elle ne se confond pas avec le langage ; elle n’en est qu’une partie déterminée, essentielle, il est vrai. C’est à la fois un produit social de la faculté du langage et un ensemble de conventions nécessaires, adoptées par le corps social pour permettre l’exercice de cette faculté chez les individus. Pris dans son tout, le langage est multiforme et hétéroclite ; à cheval sur plusieurs domaines, à la fois physique, physiologique et psychique, il appartient encore au domaine individuel et au domaine social ; il ne se laisse classer dans aucune catégorie des faits humains, parce qu’on ne sait comment dégager son unité. La langue, au contraire, est un tout en soi et un principe de classification. Dès que nous lui donnons la première place parmi les faits de langage, nous introduisons un ordre naturel dans un ensemble, qui ne se prête à aucune autre classification. A ce principe de classification on pourrait objecter que l’exercice du langage repose sur une faculté que nous tenons de la nature, tandis que la langue est une chose acquise et conventionnelle, qui devrait être subordonnée à l’instinct naturel au lieu d’avoir le pas sur lui.
  • la langue est une convention, et la nature du signe dont on est convenu est indifférente. La question de l’appareil vocal est donc secondaire dans le problème du langage. Une certaine définition de ce qu’on appelle langage articulé pourrait confirmer cette idée. En latin articulus signifie « membre, partie, subdivision dans une suite de choses » ; en matière de langage, l’articulation peut dé- signer ou bien la subdivision de la chaîne parlée en syllabes, ou bien la subdivision de la chaîne des significations en unités significatives ; c’est dans ce sens qu’on dit en allemand gegliederte Sprache. En s’attachant à cette seconde définition, on pourrait dire que ce n’est pas le langage parlé qui est naturel à l’homme, mais la faculté de constituer une langue, c’est-à-dire un système de signes distincts correspondant à des idées distinctes.
  • Quand nous entendons parler une langue que nous ignorons, nous percevons bien les sons, mais, par notre incompréhension, nous restons en dehors du fait social.
  • La langue n’est pas moins que la parole un objet de nature concrète, et c’est un grand avantage pour l’étude. Les signes linguistiques, pour être essentiellement psychiques, ne sont pas des abstractions ; les associations ratifiées par le consentement collectif, et dont l’ensemble constitue la langue, sont des réalités qui ont leur siège dans le cerveau. En outre, les signes de la langue sont pour ainsi dire tangibles.

 

PAROLE:

  • En séparant la langue de la parole, on sépare du même coup : 1° ce qui est social de ce qui est individuel ; 2° ce qui est essentiel de ce qui est accessoire et plus ou moins accidentel. La langue n’est pas une fonction du sujet parlant, elle est le produit que l’individu enregistre passivement ; elle ne suppose jamais de préméditation, et la réflexion n’y intervient que pour l’activité de classement dont il sera question. La parole est au contraire un acte individuel de volonté et d’intelligence, dans lequel il convient de distinguer : 1° les combinaisons par lesquelles le sujet parlant utilise le code de la langue en vue d’exprimer sa pensée personnelle ; 2° le mécanisme psycho-physique qui lui permet d’extérioriser ces combinaisons.
  • Ainsi s’explique que certaines disciplines soient à peine effleurées, la sémantique par exemple. Nous n’avons pas l’impression que ces lacunes nuisent à l’architecture générale. L’absence d’une « linguistique de la parole » est plus sensible. Promise aux auditeurs du troisième cours, cette étude aurait eu sans doute une place d’honneur dans les suivants; on sait trop pourquoi cette promesse n’a pu être tenue.
  • Pour trouver dans l’ensemble du langage la sphère qui correspond à la langue, il faut se placer devant l’acte individuel qui permet de reconstituer le circuit de la parole. (COME DISCORSO).
  • La partie psychique n’est pas non plus tout entière en jeu : le côté exé- cutif reste hors de cause, car l’exécution n’est jamais faite par la masse ; elle est toujours individuelle, et. l’individu en est toujours le maître ; nous l’appellerons la parole.
  • C’est un trésor déposé par la pratique de la parole dans les sujets appartenant à une même communauté, un système grammatical existant virtuellement dans chaque cerveau, ou plus exactement dans les cerveaux d’un ensemble d’individus ; car la langue n’est complète dans aucun, elle n’existe parfaitement que dans la masse.
  • Et ce que nous disons de la phonation sera vrai de toutes les autres parties de la parole. (COME DISCORSO).
  • Il n’y a donc rien de collectif dans la parole ; les manifestations en sont individuelles et momentanées.
  • Récapitulons les étapes de notre démonstration, en nous reportant aux principes établis dans l’introduction. 1° Évitant de stériles définitions de mots, nous avons d’abord distingué, au sein du phénomène total que représente le langage, deux facteurs : la langue et la parole. La langue est pour nous le langage moins la parole. Elle est l’ensemble des habitudes linguistiques qui permettent à un sujet de comprendre et de se faire comprendre. 2° Mais cette définition laisse encore la langue en dehors de sa réalité sociale ; elle en fait une chose irréelle, puisqu’elle ne comprend qu’un des aspects de la réalité, l’aspect individuel ; il faut une masse parlante pour qu’il y ait une langue.

 

Precisazioni e rivisitazioni sulla ” lingua” e sulla “parola”

Il capitolo sul “Valore linguistico” del Cours de linguistique générale presenta delle precisazioni e delle rivisitazioni rispetto ad alcune cose dette in precedenza.

“Possiamo rappresentarci la lingua come una serie di suddivisioni contigue proiettate, nel medesimo tempo, sia sul piano indefinito delle idee confuse (A) sia su quello non meno indeterminato dei suoni (B); è quello che si può raffigurare molto approssimativamente con lo schema seguente: (p.136).

“Il ruolo caratteristico della lingua […] è di servire da intermediario tra pensiero e suono, in condizioni tali che la loro unione sbocchi necessariamente in delimitazioni reciproche di unità” (p.136).

“Si potrebbe chiamare lingua il regno delle articolazioni […]: ogni termine linguistico è un membretto, un articulus in cui un’idea si fissa in un suono ed un suono diviene il segno dell’idea. La lingua è ancora paragonabile a un foglio di carta: il pensiero è il recto ed il suono il verso” (p.137); non si può ritagliare l’uno senza l’altro, così come nella lingua non si potrebbe isolare né il suono dal pensiero né il pensiero dal suono. La linguistica lavora dunque sul terreno limitrofo in cui gli elementi dei due ordini si combinano: questa combinazione produce una forma e non una sostanza” (p.137).

“L’arbitrarietà del segno ci fa capire meglio perché soltanto il fatto sociale può creare un sistema linguistico. La collettività è necessaria per stabilire valori la cui unica ragione d’essere è nell’uso e nel consenso generale; l’individuo da solo è incapace di fissarne alcuno (p.137).

Saussure rivede la definizione di segno sottolineando l’assoluta importanza del contesto linguistico. “L’idea di valore mostra che è una grande illusione considerare un termine soltanto come l’unione d’un certo suono con un certo concetto. Definirlo così, sarebbe isolarlo dal sistema di cui fa parte; sarebbe credere che si possa cominciare con i termini e costruire il sistema facendone la somma, mentre, al contrario, è dalla totalità solidale che occorre partire per ottenere, mercé l’analisi, gli elementi che contiene” (p.138).

Sebbene parlando dell’unità linguistica lo studioso avesse specificato che questa e la “parola” non fossero coincidenti, qui dice: “Non potendo percepire direttamente le unità concrete o unità della lingua, operiamo sulle parole. Queste, pur non rispondendo esattamente alla definizione di unità linguistica, ne danno quanto meno un’idea approssimativa che ha il vantaggio di essere concreta; noi le assumeremo dunque come esempi equivalenti dei termini reali di un sistema sincronico, ed i principi enucleati a proposito delle parole saranno valevoli per le entità in generale” (p. 138).

Anche per la parola e la lingua (prima definita sistema omogeneo di segni in cui essenziale è soltanto l’unione del senso e dell’immagine acustica) viene ribadita la funzione fondamentale del contesto e dell’opposizione.

“Una parola può essere scambiata con qualche cosa di diverso: un’idea; inoltre può venire confrontata con qualche cosa di egual misura: un’altra parola. Il suo valore non è dunque fissato fintanto che ci si limita a constatare che può esser “scambiata” con questo o quel concetto, vale a dire che ha questa o quella significazione; occorre ancora confrontarla con i valori similari, con le altre parole che le sono opponibili. Il suo contenuto non è veramente determinato che dal concorso di ciò che esiste al di fuori. Facendo parte di un sistema, una parola è rivestita non soltanto di una significazione, ma anche e soprattutto d’un valore, che è tutt’altra cosa” (p.140).

“Quando io affermo semplicemente che una parola significa qualche cosa, quando io attengo all’associazione dell’immagine acustica al concetto, faccio un’operazione che può in una certa misura essere esatta e dare un’idea della realtà; ma in nessun caso io esprimo il fatto linguistico nella sua essenza e nella sua ampiezza” (p.142).

”Se la parte concettuale del valore è costituita unicamente da rapporti e differenze con gli altri termini della lingua, si può dire altrettanto della sua parte materiale. Ciò che importa nella parola non è il suono in se stesso, ma le differenze foniche che permettono di distinguere questa parola da tutte le altre, perché tali differenze portano la significazione” (p.142).

“Nella lingua non vi sono se non differenze. Di più: una differenza suppone in generale dei termini positivi tra i quali essa si stabilisce; ma nella lingua non vi sono che differenze senza termini positivi. Si prenda il significante o il significato, la lingua non comporta né delle idee né delle differenze concettuali che preesistono al sistema linguistico, ma soltanto delle differenze concettuali e delle differenze foniche uscite da questo sistema. Ciò che vi è di idea o di materia fonica in un segno importa meno di ciò che vi è intorno ad esso negli altri segni. La prova è che il valore d’un termine può essere modificato senza che si tocchi né il suo senso né i suoi suoni, ma soltanto dal fatto che questo o quel termine vicino abbia subito una modifica. Ma dire che tutto è negativo nella lingua, è vero soltanto del significato e del significante presi separatamente: dal momento in cui si considera il segno nella sua totalità, ci si trova in presenza di una cosa positiva nel suo ordine. Un sistema linguistico è una serie di differenze di suoni combinate con una serie di differenze di idee; ma questo mettere di faccia un certo numero di segni acustici con altrettante sezioni fatte nella massa del pensiero genera un sistema di valori; ed è questo sistema che costituisce il legame effettivo tra gli elementi fonici e psichici all’interno di ciascun segno” (pp.145-146).

“Nella lingua, come in ogni sistema semiologico, ciò che distingue un segno, ecco tutto ciò che lo costituisce. La differenza fa il carattere, così come fa il valore e l’unità. […] La lingua è una forma e non una sostanza. Non ci si compenetrerà mai abbastanza di questa verità, perché tutti gli errori della nostra terminologia, tutti i modi scorretti di designare le cose della lingua provengono dalla supposizione involontaria che vi sia una sostanza nel fenomeno linguistico” (p.148).

Concetta

La parola nel “Cours de linguistique générale” di F. de Saussure

Cap. 1. Natura del segno linguistico

Segno, significato e significante

Dopo l’introduzione dedicata alle riflessioni sulla linguistica, sul suo oggetto di studio e su vari argomenti connessi, Saussure si sofferma sulla natura del segno linguistico. Per prima cosa, smentisce la credenza secondo la quale la lingua sia una nomenclatura, ovvero una lista di termini corrispondenti a delle cose.

Una posizione criticabile per numerosi motivi: presuppone che le idee esistano prima delle parole; non chiarisce se un nome, per esempio albero, abbia una natura vocale o psichica; infine semplifica il complesso legame tra un nome e una cosa. Si è detto, a proposito del circuito della parole, che i termini del segno linguistico sono entrambi psichici e sono uniti nel nostro cervello dal legame dell’associazione. Questo aspetto ritorna utile anche nel ragionamento sul segno linguistico: esso non unisce una cosa e un nome ma un concetto e un’immagine acustica. Quest’ultima non coincide con il suono, puramente fisico, ma è la traccia psichica del suono, e ciò appare evidente osservando il linguaggio: possiamo parlare tra noi o recitare una poesia senza muovere né labbra né lingua. Le parole della lingua sono immagini acustiche. Occorre, dunque, prestare attenzione a utilizzare il termine fonema associandolo alle parti di cui è composta, in generale, una “parola”. Il fonema implica un’azione vocale e, pertanto, è attinente solo alla parola parlata (i termini suoni e sillabe possono evitare il malinteso). Il termine “immagine acustica” va meglio precisato secondo De Mauro: “per F. de Saussure la lingua è un deposito, una cosa ricevuta dall’esterno. L’immagine acustica è per eccellenza la rappresentazione naturale della parola in quanto fatto di lingua virtuale, fuori d’ogni realizzazione mediante la parole. L’aspetto motorio [la sua articolazione] può […] essere sottinteso o comunque può occupare un posto subordinato” (p. 84)

Ritornando al segno linguistico, Saussure lo definisce “un’entità psichica a due facce” strettamente collegate e richiamanti l’una all’altra (cfr. fig 3).

Solo gli accostamenti tra concetto e immagine acustica sanciti dalla lingua ci sembrano conformi alla realtà.

Fig. 3 Fig. 4

La definizione di segno linguistico pone l’accento su una diffusa confusione terminologica: il segno è la combinazione di concetto e immagine acustica, mentre nell’uso corrente prevale il riferimento all’immagine acustica, alla parte sensoriale. Per evitare le possibili ambiguità, Saussure propone di sostituire i termini concetto e immagine acustica rispettivamente con significato e significante e di utilizzare segno per indicare l’unione tra i due.

Il segno linguistico possiede due caratteri “primordiali”: l’arbitrarietà e il carattere lineare del significante.

Il primo principio comporta che il legame tra significato e significante sia arbitrario e che, quindi, il segno linguistico sia arbitrario. Ciò si può facilmente esemplificare: l’idea, per esempio di albero, non è legata da alcun rapporto interno tra la sequenza di suoni che le serve, in italiano, da significante; infatti la stessa idea potrebbe essere rappresentata da qualsiasi altra sequenza, come mostrano le differenze tra le lingue (in francese si dirà arbre) e l’esistenza di lingue diverse.

Da questo principio, fondamento di tutta la linguistica, seguono moltissime conseguenze. Lo studioso, a titolo di esempio, osserva che “ogni modo di espressione di una società poggia […] su un’abitudine collettiva o, ciò che è lo stesso, sulla convenzione” (p.86) (è il caso dei segni di cortesia dotati di una certa espressività naturale, anch’essi arbitrari, il cui impiego è governato da precise regole e per questo possibili teoricamente di essere oggetto d’analisi della semiologia).

Il termine arbitrarietà esige una disambiguazione: il significante non dipende da una libera scelta del singolo parlante, che non può modificare nulla di un segno una volta che questo è fissato in un gruppo linguistico; arbitrario è il rapporto tra il significato e il significante, che nella realtà non ha alcun riscontro. Rispetto alla possibile obiezione sula supposta relazione naturale e non arbitraria tra significato e significante nel caso delle onomatopee o delle esclamazioni, Saussure sottolinea la loro importanza secondaria all’interno del sistema linguistico e ricorda che la loro origine simbolica è discutibile.

Il secondo principio si riferisce alla linearità temporale del significante e l’autore gli attribuisce la stessa importanza del primo: “il significante, essendo di natura auditiva, si svolge soltanto nel tempo ed ha i caratteri che trae dal tempo: a) rappresenta una estensione, b) tale estensione è misurabile in una sola dimensione: è una linea” (p.88).

Cap. 2. Immutabilità e mutabilità del segno

Immutabilità

Proseguendo nella discussione intorno al segno, Saussure pone all’attenzione del lettore un’altra decisiva caratteristica: il segno linguistico sfugge alla volontà tanto del singolo quanto della comunità che l’impiega, “non è libero ma imposto”. La scelta del significante è legata esclusivamente alla lingua quale è. Tutti noi conosciamo una lingua come un prodotto ereditato dalle generazioni precedenti e da accettare tale e quale. La questione di come una lingua abbia avuto origine non è importante, anzi non è da porre, secondo l’autore: “il solo oggetto reale della linguistica è la vita normale e regolare di un idioma già costituito. Uno stato di lingua è sempre il prodotto di fatti storici, e sono questi fattori che spiegano perché il segno linguistico è immutabile, vale a dire resiste a ogni sostituzione arbitraria” (p.90). Ma non basta dire che la lingua è ereditata per spiegare la sua immutabilità. Serve aggiungere altre considerazioni.

  1. Il carattere arbitrario del segno, che avrebbe potuto indurci a ritenere possibile il cambiamento, dice Saussure, in realtà mette il segno al riparo da ogni modifica. La contraddizione viene risolta osservando che per poter intervenire e cambiare una cosa, questa cosa deve basarsi su una “norma ragionevole” ma “la lingua è sistema di segni arbitrari” e in quanto tale si sottrae a ogni discussione.

  2. Un sistema è sostituibile se è costituito da un numero limitato di elementi (com’è, per esempio, un sistema di scrittura) ma i segni linguistici sono innumerevoli.

  3. Una lingua costituisce un sistema (e per questo non è completamente arbitraria ma contiene una ragione relativa) troppo complesso perché i più possano essere capaci di trasformarla.

  4. La resistenza dell’inerzia collettiva a ogni innovazione linguistica è l’ultimo fattore a riprova dell’immutabilità della lingua. Tuttavia la stretta connessione con la vita della massa sociale, naturalmente inerte, appare un fattore di conservazione necessario ma non sufficiente. “Se la lingua ha un carattere di fissità ciò accade [] perché situata nel tempo. In ogni istante, la solidarietà col passato prevale sulla libertà di scelta” (p.92). Due fenomeni antinomici, la convenzione arbitraria grazie alla quale la scelta è libera e il tempo a causa del quale la scelta si trova fissata, si legano e ciò spiega la non mutabilità della lingua: “proprio perché arbitrario il segno non conosce altra legge che quella della tradizione, e proprio perché si fonda sulla tradizione può essere arbitrario” (p.92).

Mutabilità

Un’altra apparente contraddizione interviene nella spiegazione della mutabilità linguistica. Secondo lo studioso, il tempo preserva la lingua dal cambiamento ma comporta anche la sua alterazione: il segno può cambiare proprio in quanto si continua. L’alterazione riguarda sempre il rapporto arbitrario tra significato e significante. Niente, dice Saussure, è più complicato che spiegare l’evoluzione di una lingua: nessuno è in grado di modificarla poiché essa è congiunta al tempo e alla massa sociale, tuttavia l’arbitrarietà dei segni comporta la libertà di creare una qualsiasi relazione tra materia fonica e idea. Questi due fattori convivono nella lingua “in una misura altrove sconosciuta” e la lingua può alterarsi o evolversi influenzata da tutti quegli elementi che possono incidere e sui suoni e sui sensi. “La continuità del segno nel tempo, legata all’alterazione del tempo, è un principio della semiologia generale: se ne potrebbe trovare la conferma nei sistemi di scrittura, nel linguaggio dei sordomuti ecc.” (p.95). Saussure non entra nel dettaglio dei diversi fattori di alterazione e conclude con un’osservazione generale: “il tempo altera ogni cosa e non v’è ragione per cui la lingua sfugga a questa legge universale”.

Cap. 3. La linguistica statica e la linguistica evolutiva

Allacciandosi all’intervento del fattore tempo, Saussure avvia una discussione che lo porta a una seconda biforcazione, dopo quella tra lingua e parole: quella tra linguistica sincronica e diacronica. “La linguistica sincronica [fotografa uno stato di lingua] si occuperà dei rapporti logici e psicologici colleganti i termini coesistenti e formanti nel sistema, così come sono percepiti dalla stessa coscienza collettiva. La linguistica diacronica studierà invece i rapporti colleganti termini successivi non percepiti da una medesima coscienza collettiva, e che si sostituiscono gli uni agli altri senza formar sistema tra loro” (p.120). La distinzione è chiarita con un esempio, che mostra nel contempo l’autonomia e l’interdipendenza della sincronia e della diacronia: “se si taglia trasversalmente il tronco di un vegetale […] la sezione longitudinale ci mostra le fibre che costituiscono la pianta, e la sezione trasversale ce ne mostra il raggruppamento su un piano particolare; ma la seconda è distinta dalla prima perché fa constatare tra le fibre certi rapporti che non si potrebbero mai percepire su un piano longitudinale” (p.107)(cfr. fig.7)

L’autore precisa che tutto ciò che è diacronico riguarda in un primo momento solo la parole, “germe” di ogni trasformazione, l’innovazione infatti sorge nell’individuo. Solo i cambiamenti adottati dalla collettività entrano a far parte del campo della lingua, la cui natura è sociale. Inoltre, “l’aspetto sincronico domina sull’altro, poiché la massa parlante è la vera e unica realtà” (p.109).

LINGUISTICA SINCRONICA

Cap. 2. Le entità concrete della lingua

Saussure ritorna sul segno linguistico e propone ulteriori elementi di riflessione. Innanzitutto utilizza nuovi termini, via via più specifici, per denominare i segni di cui la lingua è composta: “sono essi e i loro rapporti che la linguistica studia; possono essere chiamati le entità concrete di questa scienza” (p.125). L’entità linguistica esiste solo per l’associazione del significante e del significato. Una sequenza di suoni è linguistica solo in rapporto a un’idea; presa in sé è materia di studio fisiologico. La stessa cosa si ha con il significato se lo si separa dal suo significante.

Subito dopo introduce nella definizione di segno un contesto, la catena parlata: “l’entità linguistica non è completamente determinata se non quando è delimitata, separata da tutto ciò che la circonda nella catena fonica. Sono queste entità delimitate ovvero unità che si oppongono nel meccanismo della lingua. […] L’unità non ha un corpo fonico speciale, e la sola definizione che se ne possa dare è la seguente: una porzione di sonorità che è, ad esclusione di ciò che precede e di ciò che segue nella catena parlata, il significante di un certo concetto” (p. 126).

Infine si sofferma sull’analisi dell’unità linguistica. Delimitare un’unità, afferma Saussure, sembra cosa facile ma una delimitazione corretta esige che date due catene parallele – quella dei concetti e quella delle immagini acustiche – le divisioni stabilite per l’una equivalgano alle divisioni dell’altra. L’applicazione del metodo, però, si rivela semplice solo se si pensa che le unità concrete da ritagliare coincidano con le parole. La natura di queste, in realtà, è molto discussa e incompatibile con quella di unità concreta: si prendano due parole cheval e chevaux “si dice che sono due forme dello stesso nome; tuttavia prese nella loro totalità, esse sono due cose distinte, sia per il senso sia per i suoni. […] Così non appena si vogliono assimilare le unità concrete a delle parole, ci si trova di fronte a un dilemma: o ignorare la relazione [che le unisce] e dire che sono due parole differenti oppure, invece che di unità concrete, contentarsi dell’astrazione che unisce le diverse forme della stessa parola. Occorre cercare quindi l’unità concreta in qualche cosa di diverso dalla parola” (p.128).

Concetta